The end. Acte Final. Et l'on retourne doucement ou brutalement, selon chacun à notre réalité______________________________________________________________________________

The end. Acte Final. Et l'on retourne doucement ou brutalement, selon chacun à notre réalité______________________________________________________________________________
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Le Pourpre des Blés Part III


Histoire écrite pour Coralie


***Portant la fleur à ses lèvres, elle s'apprête à la souffler. C'est alors que surgissant de derrière les nuages, le soleil lui parle en ces termes:

***- Malheureuse, ne sait-tu donc pas que la nuit va bientôt tomber? Si tu disperse la fleur dès à présent, tu n'y voiras bientôt plus rien, qui plus est, tu écourteras le jour le plus long de l'été. Je t'en conjure, laisse-moi répandre mes derniers rayons de lumières et remets ta quête au lendemain. Tu as tout à y gagner.

***Intriguée, l'aînée accepte le marché et laisse l'astre de feu docilement se coucher. La nuit, elle converse doucement avec la lune avant de s'endormir à son tour. Le lendemain, dès les premiers rayons du soleil, elle saisit délicatement la fleur par la tige, prend une inspiration, et souffle la sphère de cotton dont les milliers de particules s'envolent vers la tour. Au moment où elles entrent en contact avec la parroi de verre, celle-ci vole aux éclats.
***Hélas, trop exposée, l'aînée reçoit plusieurs de ces éclats dans la peau et le sang qui coule de ses blessures se répand sur la terre. On dit que là où il toucha le sol, il poussa une multitude de fleurs pourpres que l'on appela le coquelicot.
***Quant à la prisonnière, enfin libre, elle descend doucement à terre. On dit qu'au moment où elle foula à nouveau le sol, les blés recouvrirent une belle couleur dorée.
***A présent, c'est au tour de la cadette de venir au secours de sa soeur. Atristée par l'impact que les débris de la tour ont causé à son aînée, elle panse ses plaies et ceci tout le jour. Lorsque le soir montre le bout de son nez, une autre tour de verre s'érige et la cadette se retrouve à nouveu prisonnière.
***Depuis ce jour, les coquelicots côtoient le blé, et les deux soeurs s'entraident, se portent secours mutuellement, se délivrant et se soignant jusqu'à ce que le solstice d'été arrive, où en remerciement, le soleil leur accorde une journée de répit ensemble. Puis le coquelicot se fane et le blé est fauché.


Pix: poppy_in_a_field_by_whitestar98

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# Posté le jeudi 20 septembre 2007 14:11

Modifié le samedi 19 janvier 2008 05:44

Seconde partie de l'histoire... Ca parle de beaucoup de chose, n'est-ce pas? Ca parle d'amour sisternel. C'est mignon, mais, en même temps, je veux pas finir écrivain raté qui écrit des contes pour enfants à l'école des loisirs... Pitié!!!______________________________________________________________________________

Seconde partie de l'histoire... Ca parle de beaucoup de chose, n'est-ce pas? Ca parle d'amour sisternel. C'est mignon, mais, en même temps, je veux pas finir écrivain raté qui écrit des contes pour enfants à l'école des loisirs... Pitié!!!______________________________________________________________________________
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Le Pourpre des Blés Part II


Histoire écrite pour Coralie


***Ca y est. Les loups sont sur elle, ils vont l'attrapper. La jeune femme sent ses forces l'abandonner, elle n'en peut plus. pourtant elle persiste, elle accélère, malgré l'envie de vomir son coeur qui remonte jusqu'à sa gorge. Elle pense à sa soeur. Elle ne doit pas céder.
***Soudain, le faon qu'elle maintenait serré contre elle se met à grandir, encore et encore, et se métamorphose devant ses yeux en une biche au pelage clair et moufeté de blanc. Sans attendre, l'animal hisse l'aînée sur son dos et reprend la course de plus belle. La vitesse de la monture creuse peu à peu la distance et bientôt la meute rebrousse chemin.
***Arrivée à la lisière, la jeune femme descend de son dos et la biche se met à parler.

***- Je suis l'esprit de la forêt et ces loups étaient des sombres serviteurs de l'esprit de la nuit qui depuis bien longtemps cherchait à acquérir ma forêt et souhaite ma mort. Tu m'as sauvé et je t'en suis reconnaissant. Je connais ta quête, laisse-moi t'aider. Le seul moyen de libérer l'être qui t'a été enlevé, c'est de briser la tour qui lui serre de prison. Voici trois objets qui, je l'espère, te porteront assistance.

***L'esprit lui tendit une allumette de frêne, une aiguille en argent, ainsi qu'une fleur de pissenlit.

***- Je ne puis te révéler leurs pouvoirs, reprit l'esprit, tu les découvriras par toi-même. Ne te fies ni à leur taille ni à leur usage habituel, rajouta-t-elle devant la mine dépitée de la jeune femme. La plus petite chose peut receller le plus grand pouvoir... Une dernière chose: n'utilise la fleur de pissenlit qu'en dernier recours, qui sait ce qu'il pourrait advenir...

***Et sur cette ultime recommandation, l'esprit disparait dans les bois. Quelque peu chamboulée par les récents évènements, l'aînée se remet en route. Au bout de trois jours, elle atteint enfin le champ de blé au milieu duquel se dresse la tour qui retient sa soeur. Aussitôt, elle se précipite, elle frappe les parrois à coup de poing, elle griffe le verre avec ses ongles. Rien n'y fait. Elle peut apercevoir sa soeur qui, du haut de sa tour, forme des sons avec sa bouche qu'elle ne peut entendre.
***La jeune femme contemple ses trois objets d'un air malheureux. Que va-t-lle pouvoir faire de ces trois pauvres brindilles? Sans conviction, elle craque l'allumette. Mais au lieu de produire une flamme, celle-ci crache des gerbes d'étincelles qui viennent percuter en grand bruit la tour de verre. Hélas, c'est à peine si celle-ci a bougé.
***Mais l'aînée ne baisse pas les bras. Forte du succès produit par l'allumette, elle saisit l'aiguille et la lance sur la tour. Aussitôt, l'objet se duplique, et c'est à présent une forte pluie d'aiguilles qui s'abat sur le verre. Mais la tour demeure innébranlable.
***Le courage de la jeune femme commence à flancher. Son regard se pose alors sur le seul objet qu'elle tient encore dans sa main: La fleur de pissenlit...


Pix: Seasoning_of_Poppies_by_xessencex 2


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# Posté le jeudi 20 septembre 2007 13:02

Modifié le mardi 27 mai 2008 12:26

Alors celle-là, c'est la première que j'ai écrite sur les quatre histoires et une des plus longues. Ca parle de coquelicots. Elle me tient vraiment à coeur, je l'aime beaucoup. Pour info, chaque histoire que j'ai écrite est inspirée du destinataire______________________________________________________________________________

Alors celle-là, c'est la première que j'ai écrite sur les quatre histoires et une des plus longues. Ca parle de coquelicots. Elle me tient vraiment à coeur, je l'aime beaucoup. Pour info, chaque histoire que j'ai écrite est inspirée du destinataire______________________________________________________________________________
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Le Pourpre des Blés Part I


Histoire écrite pour Coralie



***Jadis, au commencement de l'été, alors que les champs se couvraient des premières pousses, futurs épis aux reflets dorés, une tour de verre s'élevait au milieu de l'un d'eux. Ses parrois étaient si lisses qu'il était impossible d'y grimper. Elle ne possédait aucune ouverture au demeurant, si bien qu'on ne pouvait y entrer. A son sommet était retenue prisonnière une jeune fille dont nul ne connaissait ni le rang, ni l'éducation. Pourquoi était-elle condamnée à l'isolement? Et qui donc lui infligeait ce châtiment? Les murmures et chuchotements qui détenaient les réponses s'étaient tû depuis bien longtemps...
***Elle avait la chevelure pareil à ces grands acajoux flamboyants d'Orient et sa peau gardait l'odeur du blé lorsque l'on vient juste de le faucher. Elle embaumait aussi de ce parfum si particulier que dégagent ces fleurs sauvages, les fleurs des champs. Et sa fraîcheur rappelait ces sources de forêts dont l'eau vient caresser la pierre avant de se jeter à ses pieds. Elle portait une robe aux longues et amples manches, d'un blanc campagnard au tissu revêche que venaient adoucir de grandes traînées de mauves et de turquoises qui rappellaient ses yeux, et dont la pâleur effaçait peu à peu les couleurs autrefois vives et joyeuses.
***Enfermée dans cette prison de verre d'où elle pouvait contempler l'extérieur sans pouvoir jamais l'atteindre, la jeune fille attendait. Qu'attendait-elle? Qu'on la délivre. Mais qui? Le prince charmant? Vous êtes bien loin de la vérité.
***En réalité, celle qu'elle attendait avec tant d'impatience lui ressemblait presque en tout point. Quoiqu'il serait plus juste de dire que la nature avait engendré notre prisonnière en s'inspirant de la première. Il s'agissait de sa soeur aînée que les plaintes de sa soeur avaient atteinte. Malgré les efforts du verre pour les retenir, elles avaient maintes fois visité l'aînée dans ses songes. Se hâtant au mieux, elle avait suivi les cris, courrant à travers bois et champs, n'interrompant sa course, le temps de quelques secondes, que pour boire la rosée qui perlait sur les sapins afin d'étancher la soif de ses lèvres assèchées.
***A présent, la voilà poursuivie, dans une sombre forêt, par une meute de loups dont le mâle en tête arbore un pelage argenté, alors qu'elle leur arrachait un faon, promis à une funeste fin. Mais alors que la meute se rapproche, qu'elle sent leur souffle chaud sur ses chevilles et leurs dents claquer si près de sa peau, elle ignore encore l'importance de ce jeune animal qu'elle tient entre ses bras.


Pix: Poppy_red_by_DeaSybelle


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# Posté le jeudi 20 septembre 2007 12:38

Modifié le samedi 19 janvier 2008 05:44

Il pleut encore dans ma tête et dans mon coeur. J'aime la pluie, cette symbiose unique avec l'eau. Pourquoi cette attirance? Peut-être tout simplement parce que cela nous réconforte dans l'idée que le temps compatit à ta douleur...______________________________________________________________________________

Il pleut encore dans ma tête et dans mon coeur. J'aime la pluie, cette symbiose unique avec l'eau. Pourquoi cette attirance? Peut-être tout simplement parce que cela nous réconforte dans l'idée que le temps compatit à ta douleur...______________________________________________________________________________
30/05/07





*****************- Guess how much I love you...


***Il gèle.
***Blotti au creux de mon fauteuil, je replie mes jambes sur ma poitrine pour avoir moins froid. Puis je les enserre de mes bras et y enfouis ma tête. Voilà. Je ne suis plus qu'un bloc, un bloc impénétrable. Plus rien ne peut m'atteindre, je suis protégé.
***Ca commence. Je rapproche le fauteuil de la fenêtre et je regarde les vitres se tâcher de milliers de gouttelettes. Rien de plus beau que la symphonie de l'eau au soir de l'après-midi. Je perds mon regard au-dehors. C'est hypnotisant. C'est un ballet aquatique incessant... Et ça semble raconter une histoire. Qui donc a pu égarer tant de larmes? Qui donc verse sur nous ses regrets de jeunesse, flèches limpides délivrées par les cieux, mais qui ne blessent personne? Ce n'est que l'eau de nos souvenirs, qui se disperse en milliers de particules éclatées, et semble nous souffler à l'oreille: Ne m'oublies pas...
***A présent, je regarde sans voir. Je ne fais qu'écouter la cadence régulière de ce chant simple et léger, cette improvisation soudaine des effluves de l'en haut. Je ferme les yeux. J'écoute les battements de mon coeur se calquer sur le rythme paisible de cette berceuse irréelle.



***J'ai rouvert les paupières. Mes yeux accompagnent à nouveau l'informe qui continue d'évoluer au dehors. J'y baigne mon regard, faute de pouvoir y nager. Le brun de mes pupilles s'est décoloré. J'ai enfin les yeux bleus. Et je déshabille du regard cette eau pudique qui se dérobe dans sa chute.
***Je voudrais ouvrir la fenêtre, mais il fait décidement trop froid. Je tendrais la main pour cueillir ce qui fuit, et pencherais la tête pour recevoir le baptême de quelques gouttes égarées.
***J'ai la main droite collée à la vitre, j'y colle aussi le front. Le contact avec le froid du verre est électrisant. De ma main libre, j'empoigne une tasse de thé brûlant sur le bureau. J'aime ce parfum qui enivre mes narines, l'odeur du jasmin. Pensif, j'y trempe le bout des lèvres et avale une gorgée. Je frissonne, ma peau frileuse se rétracte. La chaleur soudaine qui envahit mon corps est surprenante... mais agréable.
***Je suis seul dans une maison vide de sens, à arracher des brides d'un monde éphémère qui ne m'appartient pas. Je ne pense à rien, ou plutôt à tout. C'est effrayant.

***Je pense à elle. Elle, pareil à la pluie. Aussi insaisissable, aussi imprévisible... et aussi belle. Comme la pluie, elle est à la fois chaude et glaciale. Comme la pluie, je pourrais la contempler, indéfiniment, jusqu'à ce qu'on trouve une limite au temps. Je ne veux que la retenir, elle me glisse entre les doigts. Je la perds avant même de l'avoir gagné. Je ne veux que le contact de sa main, caresser le creux de sa joue, effleurer le bout de ses doigts, dessiner les courbes de son cou...
***J'ai retiré ma main de la vitre. J'observe la trace de mes doigts, de ma paume, s'évanouir dans l'inconnu. Sur la buée que crée mon souffle chaud, je trace distraitement son nom, ce nom que je voulais taire, ce nom que je voulais silence, mais que j'ai tant prononcé...
***Alors j'ouvre la fenêtre, et appuyé sur le rebord, je serre les dents au contact du vent froid qui me mord la peau.

***Ô pluie de nacre et d'étain, entraîne dans ta chute mon secret. Qu'il s'écrase alors que tu gîs sur le
***pavé. Elle est objet d'amour mais elle n'aime pas... Je l'aime.

***Je suis trempé, je grelotte. Mes vêtements collent à ma peau. Peu m'importe. Je ne suis plus que désir de fusion. Mes lèvres assoiffées cherchent breuvage, embrassent l'eau, avides et maladroites. Je veux tout donner, rien qu'une fois, qu'importe ce que je reçois.
***Mas déjà le ciel se dégorge, les nuages s'effacent. La pluie se fait plus fine, expire, une dernière fois. C'est fini. J'ai mal à la gorge. Le temps s'est enfui, j'ai tout laissé s'échapper. Et elle... Je ne la reverrais certainement jamais.





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# Posté le vendredi 24 août 2007 16:36

Modifié le samedi 19 janvier 2008 05:45

♫ ♪Let it rain, I'm talking to the rain ♫ ♪. Petit conseil pour ceux qui aime regarder la pluie comme moi, à travers la fenêtre, une bonne tasse de votre boisson préférée dans les mains, et ben si vous avez une chaîne hi-fi près de vous, passez-vous "alone in tokyo" de air, ça va super bien avec. Relaxation garantie!!______________________________________________________________________________

♫ ♪Let it rain, I'm talking to the rain ♫ ♪. Petit conseil pour ceux qui aime regarder la pluie comme moi, à travers la fenêtre, une bonne tasse de votre boisson préférée dans les mains, et ben si vous avez une chaîne hi-fi près de vous, passez-vous "alone in tokyo" de air, ça va super bien avec. Relaxation garantie!!______________________________________________________________________________
28/04/2007

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***Il s'est mis à pleuvoir
***Du haut de la fenêtre, je regardais la pierre se tâcher de sombre au fur et à mesure que les eaux tombaient.
***La pluie a creusé la terre. Une longue coulée brunâtre vient à présent se jeter dans la rue et s'étale, se dilue de long en large.
***Le tonnerre, assourdissant, gronde et vient mourir dans la vallée.
***L'averse redouble d'ardeur et enfle la coulée qui grossit. Les gouttières déjà trop pleines débordent en fines cascades.
***Il grêle à présent, le chant de l'eau devient plus dur, plus saccadé.
***Soudain, le clocher sonne. A cet appel, les eaux semblent s'amenuir. La grêle redevient pluie, la pluie se meut en bruine.
***Un autre son de cloche et tout s'arrête. La coulée s'enfuit, la gouttière ne déborde plus.
***Et tout refait silence...
***C'était beau...


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# Posté le vendredi 24 août 2007 16:27

Modifié le samedi 19 janvier 2008 05:45