Récit d'un rêve à mi-chemin de la réalité. Récit d'une image qui se calque presque miraculeusment au texte. Témoignage passionnel d'un gars qui après être tombé par hasard amoureux, a choisi d'aimer pour de bon...______________________________________________________________________________

Récit d'un rêve à mi-chemin de la réalité. Récit d'une image qui se calque presque miraculeusment au texte. Témoignage passionnel d'un gars qui après être tombé par hasard amoureux, a choisi d'aimer pour de bon...______________________________________________________________________________
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Rachmaninov, Concerto n°2 pour piano ♥ ♫ ☆




A Coralie





***La pièce baigne dans une lumière dorée. A l'intérieur, il pleut de la poussière safran qui à la fois s'estompe et reparaît au travers des rayons qui filtrent par dehors. Les murs sont recouverts de papiers peints façon parchemin vieilli. On y a accroché des photos couleurs, aux tons pastels, virant sur le sépia. Dans les cadres de jeunes gens évoluent dans divers paysages, courant parmis les blés et les coquelicots, dansant au milieu des feuilles ocres de l'automne, serrés l'un contre l'autre parmi les arbres givrés et la neige qui s'épanche autour d'eux.
***A gauche, dans un coin retiré mais tranquille, un piano à queue repose, ouvert, dont les couleurs rappellent le marbre blanc. Ses touches ivoires contrastent à merveille avec ses autres, d'un noir chocolat. Sur le sol, jonchent, éparpillés, les nocturnes de Chopin. Le papier est jauni et sent le passé, le trésor de grenier. Sur le papyrus, les notes s'affolent et s'étalent en pas de fourmis, condensé d'encre noir qui donne le vertige. Au loin, on perçoit Rachmaninoff élever amoureusement son concerto n°2 pour piano.
***A droite, dans un fauteuil de cuir couleur crème, se côtoient un vieil ours en peluche et des chaussons de danse d'un rose pâle, dont les rubans s'entrelacent et pendent par dessus les bras. A côté, un paravent arbore de discrets motifs chinois. Une ombrelle est posée contre lui, près d'une robe aux nuances de vert pâle et de canari.

***Au centre, trône un grand lit acajou à baldaquin où s'entremêlent de grands lys blancs. Autour, des papillons aux ailes bleues nuit, nervurées de noir, virevoltent paresseusement. De long voiles de lins ajourés, s'attardant négligemment à terre, entourent le lit et laissent deviner une forme assoupie dans la quiétude de l'ombre.
***Les fenêtres sont entrouvertes, de légers rideaux de soie se balancent avec douceur, leur étoffe parcourue de vaguelettes. Une légère brise pénètre à l'intérieur et laisse entrer le parfum des lilas. Dehors, s'échappent des rires d'enfants et les allées et venues d'une balançoire.
***La brise écarte enfin les voiles de lins qui se soulèvent avec lenteur et découvrent la fine silhouette d'une jeune fille plongée das un sommeil léger. Les draps d'un blanc laiteux dévoilent sa peau de pêche. Ses cheveux châtains, tirant sur le roux, tombent en cascade sur les coussins. Ses lèvres abricots, à demi entrouvertes, laissent échapper un souffle régulier. La lumière contraste avec finesse le jeu des ombres sur les courbes de son cou, de ses épaules, de son dos. Divine contemplation que cette beauté sauvage, prise au piège dans la lueur de cette fin d'après-midi. Et j'en suis amoureux.
***Et soudain, comme un frisson naissant sur sa peau, ses yeux bleus-verts s'ouvrent à nouveau sur le monde. Et moi je suis parti. Réveil...


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# Posté le lundi 05 novembre 2007 08:05

Modifié le mardi 27 mai 2008 09:52

Voilà, avec la fin de cette histoire, s'achève la petite série de lettres envoyées cet été. Quant à mes histoires, ma poésie, elles ne font qu'éclorent. A bientôt...______________________________________________________________________________

Voilà, avec la fin de cette histoire, s'achève la petite série de lettres envoyées cet été. Quant à mes histoires, ma poésie, elles ne font qu'éclorent. A bientôt...______________________________________________________________________________
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L'ENFANT QUI N'AVAIT PAS DE REFLET
OU
LE NARCISSE MODERNE
PART III

Histoire écrite pour Axel.


***La nuit avait étendu ses longs voiles piqués d'étoiles, et la lune s'était faite pleine après avoir chassé son despote antagoniste de l'illustre siège céleste. Malgré la semi-pénombre qui régnait, le jeune homme tenta de dissimuler son visage sous une toile grossière qu'il avait trouvé sur le chemin et qui lui servait de manteau de fortune. Mais la jeune fille s'était déjà accroupie face à lui, et après l'avoir dévisagé non sans curiosité avec ses grands yeux océans, elle se mit à sourire, dévoilant une rangée de perles blanches.

***- Pourquoi souilles-tu ton visage avec ce que chacun écrase sous ses bottes? Tu as mal quelque part? Qu'essayes-tu de cacher? Tu sais, on dit que la nuit révèle l'invisible du jour... Montre-moi, je peux peut-être t'aider.
***Elle avança sa main vers les traits terreux, ce à quoi il répondit par un mouvement de recul et détourna la tête, portant son regard ailleurs. La jeune fille suspendit son geste. Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres, caressé par un rayon de lune égaré.
***- N'aie pas peur, murmura-t-elle. Je ne mords pas.
***- Ce visage que tu cherche tant à dévoiler a été souillé bien avant la boue. Je suis laid, on me l'a dit, je l'ai compris. Je veux juste t'éviter un spectacle qui te ferait horreur...

***Une ombre fugitive passa sur le visage de la jeune fille. Mais l'éternel sourire réapparut bientôt. Avec détermination, elle l'attira par le menton, provoquant chez lui un léger sursaut, puis, avec le pouce, elle effrita la boue avec douceur.
***- Tu es beau, répondit-elle, parce qu'il n'appartient qu'à toi d'en décider. Les autres pourront te tâcher à leur guise, mais toi seul choisit l'image que tu leur rendras. Car la vraie beauté se construit par soi-même et dans l'expérience de soi avant le rapport aux autres. Le mérite va là où la beauté se dégage et non là où elle fait simplement surface. Personne ne peut décider à ta place.
Et tout en disant ces mots, elle trempa un linge blanc, sorti de sa poche, dans l'eau claire qu'elle venait de puiser. Puis elle le passa avec application sur le visage du garçon, effaçant les marques laissées par la terre.
***- On disait que j'étais sotte, parce que je préférais me taire, écouter et observer, plutôt que d'épancher mon savoir et ma culture. Seulement l'intelligence ne se démontre pas, elle se découvre, on en fait l'expérience. Que veux-tu? L'espèce humaine est singulière...
Alors qu'elle tenait ce discours, l'eau avait purifié le visage, et emporté avec elle toutes les traces de cicatrices et de mutilations qu'il avait accumulées jusqu'alors. Cette eau qui la première avait révélé son reflet, lui rendait à présent sa beauté. Mais ce fut lui qui la révéla par un sourire naissant au coin de ses lèvres, bonheur immuable, épars, et retrouvé.
***- Merci, murmura-t-il.
***Ce à quoi elle répondit par un nouveau sourire.
*** Dès lors, le jeune homme recouvrit sa beauté et la conserva par son humilité et sa toute nouvelle confiance en lui. Son éclat, en revanche, avait disparut avec ses brûlures, mais plus jamais il ne fut assujetti aux foudres du soleil. Et les miroirs, apaisés, déposèrent les armes et lui rendirent son reflet. Quant à ce qu'il advint de lui et de la jeune fille... C'est une toute autre histoire.

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# Posté le dimanche 04 novembre 2007 09:23

Modifié le samedi 19 janvier 2008 05:41

La seule lettre de celles que j'ai envoyé cet été que j'ai retravaillé. une histoire courte comme j'aime les écrire. Un soupçon de rêve dans la réalité comme un nuage de crème dans un earl grey.______________________________________________________________________________

La seule lettre de celles que j'ai envoyé cet été que j'ai retravaillé. une histoire courte comme j'aime les écrire. Un soupçon de rêve dans la réalité comme un nuage de crème dans un earl grey.______________________________________________________________________________
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L'ENFANT QUI N'AVAIT PAS DE REFLET
OU
LE NARCISSE MODERNE
PART II

Histoire écrite pour Axel.


***Ni sursaut, ni mouvement de recul ne suivirent sa découverte; pas même une larme versée. A la place, un silence étonné, figé. Etait-ce lui, était-ce un autre? On ne percevait que les murmures de l'eau qui flattaient le bois de l'embarcation, docile, bercée par les remous. Puis un rire au son cristallin, franc et frais, jaillit d'entre ses lèvres pour rebondir sur les parois alentours. C'était donc pour cela que se brisaient les mille miroirs, que tour à tour on l'adulait et le haïssait, qu'on lui volait son image comme on dérobait le fruit convoité. Les hommes étaient bien étranges.

***Fasciné par sa nouvelle liberté de pouvoir enfin se contempler à sa guise, le jeune homme toucha son visage, effleura le grain de sa peau, passa les doigts sur ses cicatrices, entortilla son index dans ses cheveux. Il fit courir son pouce le long de ses lèvres, suivit l'arrête de son nez, lissa ses paupières, frôla le lobe de ses oreilles, et pinça ses joues. Il resta encore un moment interdit, s'abreuvant de tout ce qu'il avait manqué durant toutes ces années. Puis il poursuivit son périple et en quelques jours, atteignit la surface.

***Son premier réflexe fut de fermer les yeux, agressé par tant de lumière. Puis lorsque ceux-ci se furent accoutumés, il put enfin contempler l'au dehors, humer l'air frais et la vie, fouler l'herbe humide à ses pieds, caresser la terre molle et friable. Tout ici respirait un monde chaleureux et accueillant. S'allongeant au milieu des blés auxquels se mêlaient d'éphémères coquelicots, il se laissa baigner dans cette atmosphère dorée qui enveloppait cette fin d'après-midi.
***Hélas, son bonheur fut de courte durée: Au palais des nuages trônait le soleil, et l'astre tout puissant pâlit lorsque le garçon émergea de l'obscurité; car son éclat qu'il n'avait pas perdu rivalisait aisément avec ses feux. Craignant que ce nouveau prétendant ne lui fasse de l'ombre, le roi céleste redoubla d'ardeur jusqu'à lui brûler la peau.

***Incapable de comprendre les motifs de cette nouvelle agression, les rayons meurtriers le pourchassant partout où il fuyait, le jeune homme chercha l'ombre, unique refuge où il connaissait le répit. Cette fois-ci, plus rien ne put retenir le flot de ses yeux. Les larmes coulèrent, comme autant de frustrations refoulées jusqu'alors. Ses gémissements hoquetaient au rythme des sanglots. Il sentait la rage monter en lui, cette volonté de souffrance qu'il avait toujours ignorée, face à sa propre faiblesse, à sa propre impuissance. Et comme lorsque l'on n'a personne sur qui porter sa colère, il s'en prit à lui-même, lacérant de ses ongles ce visage qu'à présent il détestait tant. Pourquoi chacun semblait-il se liguer pour lui faire payer le prix de sa seule existence? Quelle était sa faute si ce n'était celle d'être né? Et pourquoi un tel acharnement?

***Il erra de village en village, mais aucun d'eux ne l'accueillit à bras ouverts. Dès qu'il en abordait un nouveau, on condamnait portes et volets, on sortait les chiens, et on le chassait à coups de pierres. Il plut le lendemain. Recueillant la boue qui jalonnait le chemin, il s'en recouvrit le visage, de dépit... de honte aussi. C'est alors qu'il tomba nez à nez avec une jeune fille qui revenait du puits d'où elle avait tiré de l'eau.


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# Posté le dimanche 04 novembre 2007 09:03

Modifié le samedi 19 janvier 2008 05:41

15 jours de silence, une longue, très longue absence. Le temps mis à profit pour l'éveil de la réflexion. Je me sens changé...Plus sûr de moi. Je veux baigner dans les arts, vivre par l'écriture et chanter les mots... Renaissance d'un être perdu.______________________________________________________________________________

15 jours de silence, une longue, très longue absence. Le temps mis à profit pour l'éveil de la réflexion. Je me sens changé...Plus sûr de moi. Je veux baigner dans les arts, vivre par l'écriture et chanter les mots... Renaissance d'un être perdu.______________________________________________________________________________
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30 second to Mars, A Beautiful Lie ♥ ♫ ☆


L'ENFANT QUI N'AVAIT PAS DE REFLET
OU
LE NARCISSE MODERNE
PART I


Histoire écrite pour Axel.

***Dans le temps où l'usine à charbon et les machines à vapeurs étaient à leur apogée, il existait un monde souterrain qui ignorait la présence du soleil et dont la seule source de lumière émanait des innombrables cristaux de roches, incrustés à même le sol, dans les voûtes et les façades des sous baffons.
***Cet autre monde, oublié, enseveli, abritait tout un peuple, humain comme nous, dont une partie résidait dans une ville érigée et creusée parmi les colonnes, stalactites, et stalagmites géantes que recelaient les entrailles de la terre. On l'appelait la cité aux mille miroirs car elle arborait, pareil à une rivière de diamants, mille glaces qui reflétaient chacune la lumière des cristaux et en intensifiaient les feux, parant la ville de ses bijoux les plus brillants.

***C'est en son sein que vint au monde un enfant à la beauté si parfaite et à l'éclat si grand que ses parents craignirent aussitôt d'avoir conçu et engendré un second narcisse. Comment s'appelait-il? Le nom de ce fils d'Adam ne vous ferait pas échos. Au fil des années, sa beauté mûrissait avec l'âge et rendait tous les miroirs de la ville bien ternes. Les jeunes gens jusqu'aux plus admirables se pâmaient devant cette beauté innocente tant et si bien qu'ils finirent par se détourner de leur propre image, délaissant par la même occasion les miroirs, devenus inutiles, ignorés... oubliés.

***Vexées et jalouses de tant d'attention à l'égard d'un autre, plus aucune glace de la cité n'accepta de révéler son reflet. Partout où il rencontrait une de ces surfaces lisses et brillantes, la censure tranchait et le garçon, tel un spectre errant à travers les rues, se sentait à chaque fois un peu moins présent au monde. Le c½ur serré, il passait de longues heures à contempler ce monde jumeau où il n'existait pas. Combien de fois essaya-t-il de traverser cet univers scintillant où chacun avait sa place ? Sauf lui. Mais la paroi, impénétrable, demeurait désespéramment froide et acerbe, prisonnière d'un orgueil enraciné dans une ranc½ur aveugle: L'indifférence cachait une persécution silencieuse. Cependant l'arbitraire stratagème ne put arrêter la fascination qu'il suscitait par sa seule aura, marquant les esprits par la candeur de son charisme.

***Lorsqu'il atteignit ses onze ans, sa beauté comme son éclat ne connaissaient aucun égal. Captif d'un bien qui faisait trop mal, tout allait pourtant basculer: Alors qu'il passait devant un de ces mille miroirs éteints, celui-ci se brisa violemment, comme le vent souffle la fleur cotonneuse du pissenlit, et ses éclats, projetés à la volée, lui entaillèrent la peau. Il en alla de même pour toutes les autres glaces qu'il eut le malheur de croiser et à partir de ce jour, le phénomène ne s'interrompit plus. On eut dit que les miroirs, réalisant qu'ils ne pourraient jamais égaler ni sa beauté, ni son éclat, préféraient la mort à l'humiliation et par ce biais se consolaient en défigurant leur rival par les coupures qu'ils lui infligeaient en expirant.

***Le coup était lâche mais efficace: Ses blessures l'enlaidirent à un tel point que d'Apollon il passa à monstre. Porter atteinte à son visage, c'était bafouer son identité humaine. N'ayant d'autres choix que de se cloîtrer chez lui, il laissa la rumeur de son horrible métamorphose se propager à travers la ville. Ceux qui l'adoraient jadis, se mirent à le railler. Dans l'admiration béate s'immiscèrent la peur et le doute. L'effet de foule amplifia, déforma, mystifia l'âpre réalité. Mais l'ignorance de sa beauté perdue lui interdisait des pleures amères et ne lui accordait qu'une gêne inexpliquée. A quinze ans, n'y tenant plus, il quitta la ville avant qu'on ne le chasse.
***Il avait entendu parler d'un monde extérieur où il faisait bon vivre et où régnait la lumière la plus brillante qu'il soit. Résolu à gagner la surface, le garçon monta dans une barque et traversa le lac souterrain qui, disait-on, menait ailleurs. C'est à travers l'eau qu'il aperçut pour la première fois son reflet.



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# Posté le dimanche 04 novembre 2007 08:40

Modifié le mardi 27 mai 2008 11:29

Je l'ai écrit pour le concours "poésie en liberté". Parmis les 5000 participants, j'ai été présélectionné (392 restants). Je ne suis pas allé plus loin, mais aujourd'hui j'ai reçu une lettre... Mon texte a été choisi pour publication avec les meilleurs de la sélections. Allez savoir pourquoi, je n'arrive pas à apprécier...______________________________________________________________________________

Je l'ai écrit pour le concours "poésie en liberté". Parmis les 5000 participants, j'ai été présélectionné (392 restants). Je ne suis pas allé plus loin, mais aujourd'hui j'ai reçu une lettre... Mon texte a été choisi pour  publication avec les meilleurs de la sélections. Allez savoir pourquoi, je n'arrive pas à apprécier...______________________________________________________________________________
Fin de guerre

L'orage gronde, éclate sans bruit,
Elude de sa fronde la fin de la nuit.
La pluie est sourde mais elle chante encore
L'odeur d'une lourde torpeur au dehors.

Le canon est froid. Tout s'est effacé.
Ici, il n'y a plus rien à tuer.
L'ombre s'est enfuie parmi les décombres,
Vestiges d'une vie dont les murs s'effondrent.

La pierre bavarde crie le silence,
Echo qui s'hasarde et suspend son errance,
Et le bois gonflé par l'humidité
Gémit son erreur, ses plaintes passées.

Le verre terni s'est fissuré pour
Distiller la nuit et perler le jour.
Les eaux célestes arrosent les ruines,
Douce grisaille où s'éveille la bruine.

Puis le temps se fige, tout se tait.
La neige s'érige, modifie ses attraits.
Elle se meut en plumes froides et blanches
Que balaye le vent de la revanche.

Elle se mêle au sang, se mêle aux cendres,
Nouvel argile que le ciel engendre.

Et la voix d'argent dans le miroir,
Des cendres encore chaudes et humides,
Fait s'envoler l'esquisse d'un espoir.


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# Posté le samedi 20 octobre 2007 15:09

Modifié le samedi 19 janvier 2008 05:42