Petite bulle d'air dans un Spleen total. je suis juste complètement PERDU... dans tous les domaines...______________________________________________________________________________

Petite bulle d'air dans un  Spleen total. je suis juste complètement PERDU... dans tous les domaines...______________________________________________________________________________
ll_llll_ll_llll_ll




Hummm. Voilà, je sais que j'ai mis un peu de temps à vous l'annoncer...
J'ai dû moi-même digérer un peu la nouvelle, réaliser...
Bref, c'est pas grand chose, mais c'est toujours un petit bonheur.

J'ai remporté le premier prix d'un concours de nouvelles inter-communal, dans la catégorie 19-25 ans.

Le sujet: "Bien-être, Mal-être"

Voilà, j'avais présenté "L'enfant qui n'avait pas de reflet ou le narcisse moderne"


Part I
Part II
Part III



ll_llll_ll_llll_ll

Pix:#






# Posté le vendredi 01 février 2008 16:18

Modifié le vendredi 01 février 2008 16:37

Pour tous dons, veuillez vous adressez à Banque-Affection. Demandez le compte de Kévin, vous pouvez pas le louper... C'est le seul qui est vide. Nan, j'déconne. Vous venez souffler les bougies avec moi?______________________________________________________________________________

Pour tous dons, veuillez vous adressez à  Banque-Affection. Demandez le compte de Kévin, vous pouvez pas le louper... C'est le seul qui est vide. Nan, j'déconne. Vous venez souffler les bougies avec moi?______________________________________________________________________________
Chihiro Onitsuka
Infection

♥ ♫ ☆


RUNNING TO THE SUN
PART II

***Pourquoi et quand l'envie lui avait-elle pris de courir? Alex lui-même l'ignore. C'est une manière comme une autre de sortir de ces quatre murs qui lui servent d'ambassade dans une ville pourtant chaleureuse... mais étrangère; une manière encore d'occuper une à deux heures d'une journée de solitude. Certains ont l'habitude de dire que le sport prévient la déprime. Peut-être parce qu'il requiert une concentration si intense que le temps accordé aux songes s'en trouve limité...
***Alex poursuit sa course, longeant les champs défrichés où s'abattent une nuée de volatiles qui s'ébrouent nerveusement lorsqu'il passe à proximité. Ses pas ont fini par trouver un rythme approprié et les battements de son c½ur ont adopté une cadence régulière. A gauche, les immeubles de la ville, en arrière plan, se fondent admirablement avec la campagne alentour, contraste saisissant de deux univers distincts qui s'unissent le temps d'une ballade. Un peu plus loin à droite, on peut voir se dessiner l'aérodrome, rendez-vous incontournable des amoureux du grand air et de la liberté.

***Le jeune homme a légèrement accéléré le pas. Ses cheveux longs et lisses, d'un brun sombre, retombent en partie sur son visage, et pris par l'allure de la course, se balancent dans un léger mouvement. A gauche, le soleil est en train de se lever, une chaude lumière baigne à présent les champs et vient déchirer les quelques vestiges des limbes encore présentes. Sous l'effet de la lumière rouge-orangé, la chevelure d'Alex prend des reflets auburn. La scène, le site, l'instant... Alex voudrait se figer dans le décor, saisir à jamais ces quelques perles d'un bonheur éphémère... Loin de son c½ur, loin de cette profonde tristesse qui jalonne sa vie, loin de ce sentiment désespéré d'extrême solitude. La Terre s'allume, prend feu, illumine toutes ses facettes comme des milliers de sphères dont le verre brûlant pourrait se briser à tout instant. Et le soleil embrasse la campagne.

***Un bruit sourd au-dessus de sa tête l'interrompt dans sa réflexion. C'est un avion pour particulier qui vient de décoller de l'aérodrome. Alex fait demi-tour. Le vent qui jusqu'alors lui donnait de légères impulsions dans le dos, s'engouffre dans son visage et nourrit ses poumons de son air vivifiant. Alex respire ces embruns de vie. La capuche de son sweat se gonfle et fini par partir brusquement en arrière. Il est temps de rentrer à la maison.


Pix: #










# Posté le dimanche 20 janvier 2008 11:41

Modifié le mardi 27 mai 2008 09:26

Happiness is only real when shared - Into the wild. Au moment où je vous écrit ces lignes, j'ai définitivement tué mes 18 ans. Bon, je les avais déjà volontairement court-circuité, mais là, c'est pas pareil. Pour mes 19? Euh... Je voudrais... de la tendresse? Mais qui voudrait d'un gars qui chiale devant "The Atonement"?______________________________________________________________________________

Happiness is only real when shared - Into the wild. Au moment où je vous écrit ces lignes, j'ai définitivement tué mes 18 ans. Bon, je les avais déjà volontairement court-circuité, mais là, c'est pas pareil. Pour mes 19? Euh... Je voudrais... de la tendresse? Mais qui voudrait d'un gars qui chiale devant "The Atonement"?______________________________________________________________________________


Jet
Look What You've Done

♥ ♫ ☆





RUNNING TO THE SUN
PART I

***Au loin, l'aube aspire la pénombre, tel des lambeaux de lins qui dans leur fuite dénudent la nuit, surprise dans son sommeil furtif. Le ciel, perdu dans un jet d'encre noir, s'éclaircit en un bleu de Chine qui s'affadit au fil des secondes. Tout semble plus lent, l'aurore, affairé, prend tout son temps.

***Alex a chaussé ses baskets. Par-dessus son t-shirt rayé, il a enfilé un sweat dont il remonte la fermeture éclair de moitié, et rabat la capuche jusqu'à son front. Sur le pas de la porte, il lève la tête et les yeux mis-clos, esquisse un sourire. Puis, abandonnant la marche de pierre sur laquelle il s'était assis, il ouvre le petit portillon et part à la rencontre du bitume, engageant ses pas dans la rue adjacente. Tel un innocent rôdeur, il évolue à travers la ville endormie, dont les lampadaires, veilleuses d'un soir, laissent mourir leur flamme dans la lueur du petit jour. Et la pâleur de la lune qui semble désespérément s'accrocher aux ruines de son empire nocturne, se fond dans un ciel d'un bleu aquarelle dilué.

***La ville, ensommeillée, émerge à peine de sa douce torpeur, tandis que le jeune homme évolue vers ses abords. Et alors qu'il atteint enfin ses extérieurs, le paysage arbore un tout autre visage: séparé de la ville par une voie à double sens, l'objet de ses desseins s'étendait à perte de vue: une petite route herbeuse creusée par deux sillons et traversant une série de champs menant à l'aérodrome.

***Non sans prudence, Alex se dépêche de traverser la route. Malgré le peu de véhicules à ces heures matinales, il préfère rester vigilant: c'est une voie assez fréquentée d'ordinaire. Le voilà à présent sur son chemin de terre. Le jeune homme plonge une main dans la poche de son jogging et en sort un i-pod vert pomme. Puis, tout en allumant l'appareil, il place les deux écouteurs dans ses oreilles et choisit une chanson douce et entraînante. La musique pénètre petit à petit sa tête, brisant par la même occasion le profond silence qui enveloppait encore tout ce qui dort. Alex respire un grand coup, puis entame la première foulée avant de s'élancer dans sa course matinale.



Pix: #






# Posté le dimanche 20 janvier 2008 07:05

Modifié le mardi 27 mai 2008 12:17

Quand la vie est aussi stressante et contraigante qu'en ce moment, ça fait du bien de se retrouver ici. Ce blog... C'est mon refuge. Je sais pas pourquoi, j'suis un peu tristou ces temps-ci...______________________________________________________________________________

Quand la vie est aussi stressante et contraigante qu'en ce moment, ça fait du bien de se retrouver ici. Ce blog... C'est mon refuge. Je sais pas pourquoi, j'suis un peu tristou ces temps-ci...______________________________________________________________________________
Nada Surf
Always love

♥ ♫ ☆



HISTOIRE SUR UN BANC
PART II


***- Ca y est, je t'ai enfin retrouvé.
***- Ah non! s'exclame celle-ci en rouvrant les yeux, son regard figé droit devant. Tu ne vas pas encore venir tout gâcher! Vas-t-en d'ici, tu me fais de l'ombre... et puis tu m'embête.
***- Liliane, arrête! Tu sais bien que ça ne peut pas durer! Ca fait sept jours maintenant! On ne peut pas te surveiller continuellement. Et puis, moi, j'ai autre chose à faire que te courir tous les jours après.
***- Mais tu vas me laisser tranquille oui! s'énerve Liliane tout en tournant la tête vers le nouvel arrivant.
***C'est un jeune homme, à peine vingt-cinq ans. Il porte un blouson de cuir, et des cheveux mi-longs châtain clair. Son menton laisse deviner quelques poils épargnés par le rasoir. Ses yeux bleu-gris sont moqueurs, et il porte à Liliane un regard plein de malice.
***- Et puis, je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler Liliane. Je ne suis pas ta copine, tout de même, rajoute-t-elle un peu plus calme.


***Sur ceux, elle contemple à nouveau la course de l'eau et referme ses yeux. Le silence retombe aussitôt. Au bout d'un moment, Liliane sent un poids se poser sur le banc. C'est Luc, car c'est ainsi qu'il s'appelle, qui s'est assis. A nouveau le silence. Ensemble, ils écoutent les flots s'engouffrer avec douceur dans le sillon que l'on a tracé jusqu'au fleuve.
***- Je me rappelle, dit alors Liliane au bout d'un moment. Quand j'étais petite, on allait au canal avec mon frère, et on emmenait notre bateau. Tu sais? Le petit...
***- Mais arrête de radoter, steuplé! souffle Luc. Tu me gave avec tes histoires de jeunesse. De toute façon, j'les connais toutes par c½ur.
***- Je vois... toujours aussi aimable, lâche Liliane, boudeuse.
***Et le silence reprit ses droits.
***- Et sinon, le travail, ça se passe comment? Comment vous dites déjà... Le... Paf.
***- Le Taf.
***- Oui, c'est ça. Ca c'est arrangé?
***- Boaf.
***- Et les amours?
***- Arrête Mamie, j'ai horreur de cette question!!
***- Bon, bon...
***Silence.
***- Mamie... Faut que t'arrête de fuguer comme ça. Si ça continue, les médecins, ils ne voudront plus de toi.
***- Ah bah tant mieux! Tiens, ça me fait une belle jambe. Je ne fugue pas, jeune homme, je fais juste ma promenade, et j'aime la faire SEULE.
***- Mamie...
***- Et puis rien ne serait arrivé si ta mère et toi vous ne m'aviez pas mis en maison de retraite.
***- Tu sais très bien qu'on n'avait pas le choix. Et puis on t'as pris la meilleure.
***- Tu parles!! Avec la Colette qui hurle toute la nuit qu'on lui a piqué sa culotte, la Louise qui laisse traîner son dentier n'importe où! D'ailleurs, pas plus tard qu'hier, le Fernand a trébuch...
***- Mamie... stop.
***Silence.
***- Bon, tu me promets que tu resteras à la maison de retraite, maintenant?
***- Hmmm...
***- Ouais, c'est ça, je les connais tes hmmm... On rentre?
***- Encore quelques minutes de liberté...
***Silence.
***- Mamie...
***- Quoi encore?
***Une légère brise s'est engouffrée dans leurs cheveux, et s'en va accompagner les murmures de l'eau qui s'enfuit sous les ponts.
***- Je t'aime.


Pix: #








# Posté le vendredi 11 janvier 2008 13:42

Modifié le mardi 27 mai 2008 09:27

Bonne année très en retard les gens. Tu lu lu pouet tchiing bang!!! Qui c'est qui a fait sa première liste de résolution de sa vie? Hein? C'est qui? C'est Kééééévin!!! Quelqu'un aurait-il un peu de bonheur à me prêter?______________________________________________________________________________

Bonne année très en retard les gens. Tu lu lu pouet tchiing bang!!! Qui c'est qui a fait sa première liste de résolution de sa vie? Hein? C'est qui? C'est Kééééévin!!! Quelqu'un aurait-il un peu de bonheur à me prêter?______________________________________________________________________________
Plain White T's
Hey there Delilah

♥ ♫ ☆



HISTOIRE SUR UN BANC
PART I

***Un regard à gauche, un coup d'½il à droite... La rue est quasi déserte, et le froid qui l'enveloppe décourage les plus audacieux.
***Ce n'est pourtant pas le cas de Liliane, le froid ne la jamais dérangé. Il a beau lui mordre l'épiderme, elle sait contrôler son corps. Bon, c'est vrai, son corps, elle ne le sent plus trop; mais elle a besoin de son bol d'air quotidien, sinon elle étouffe.
***La rue piétonne qu'elle emprunte est verglacée, Liliane entame un jeu de jambe entre les pavés pour ne pas glisser. L'exercice n'est pas facile, et ses gros chaussons blancs aux longs poils synthétiques n'arrangent rien. Mais Liliane tient bon, elle a l'habitude. A gauche, défilent de coquettes maisons aux jardins anglais. A droite, la rue longe en surplomb, sur un talus de verdure, un long canal qui se jette un peu plus loin dans la Seine. Tout le long, quelques bancs éparpillés à l'allure morne et froide, dominent le cours d'eau, tel une vue sur mer au bord des littoraux urbains. Liliane a toujours dit que si elle savait peindre, elle en ferait un tableau. seulement, elle n'en a ni le temps, ni la force.

***Elle s'asseoit finalement sur les planches du banc le plus proche, aussi gercées que ses lèvres par le givre. Liliane a ses petites habitudes. Son premier réflexe est de quitter ses gros chaussons, pour venir enfouir ses pieds dans l'herbe, encore recouverte par endroits d'une fine couche de poudreuse. Qu'importe le temps qu'il fait, Liliane fait toujours ça. Elle a besoin de sentir la terre sous ses pieds, comme si elle pouvait entendre battre le c½ur du monde au contact de sa peau. Aujourd'hui, il fait froid, Liliane a bientôt les orteils engourdis. Qu'importe. Ce n'est pas si désagréable que ça. Et puis la morsure de l'hiver nous rappelle qu'on est bel et bien vivant. Par contre, l'humidité du bois sous ses fesses commence à traverser son peignoir lavande qui peluche par endroits. Liliane n'aime pas du tout ça. Elle ne restera pas longtemps.

***Le dos bien calé contre l'arrière du banc, Liliane croise les bras, et noie son regard au milieu du courant qui s'enfuit sous le grand pont de pierre, un peu plus bas. Liliane se tait. Elle écoute, elle observe le silence. Elle essaye de ne penser à rien, pendant un court instant, elle oublie jusqu'à sa propre existence.
***Un léger bruit de course, suivi d'une envolée de moineaux apeurés, trouble quelques instants le calme ambiant. Puis on perçoit le froissement presque inaudible de quelques pas dans l'herbe. Liliane ferme les yeux. Les pas se sont arrêtés.


Pix: #









# Posté le vendredi 11 janvier 2008 13:01

Modifié le mardi 27 mai 2008 12:49