Bientôt, les pluies chaudes de l'été. J'ai hâte. Certains l'aurront peut-être remarqué... J'ai changé le titre. Il est peut-être plus cul-cul la praline, mais il a l'avantage de ne pas... je n'en dis pas plus. Quant à la nouvelle, je l'ai fini, je peaufine certains passages. une chose est sûre: Il y aura 7 parties pour la publication.______________________________________________________________________________

Bientôt, les pluies chaudes de l'été. J'ai hâte. Certains l'aurront peut-être remarqué... J'ai changé le titre. Il est peut-être plus cul-cul la praline, mais il a l'avantage de ne pas... je n'en dis pas plus. Quant à la nouvelle, je l'ai fini, je peaufine certains passages. une chose est sûre: Il y aura 7 parties pour la publication.______________________________________________________________________________
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Together We WIll Live Forever
Clint Mansell

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LA TOURMENTE BLANCHE
PARTIE III

***Affligé par la désapprobation du Plus Haut, Gabriel ne sait plus vers qui se tourner. Quoi de plus terrible que de ne pas être soutenu par son père dans ses aspirations? Désemparé, il erre en aveugle, happé par un vide qui ne cesse de grossir, en proie aux sentiments les plus noirs et les plus tristes. Déchiré entre deux institutions qui ne pourront jamais marcher main dans la main, il tend, il balance de l'une à l'autre, sans pouvoir pour autant se résigner à faire un choix. Doit-il rester fidèle à son amour ou à ses obligations ? Ses pensées s'assombrissent, tandis qu'il emboîte le pas à une solitude des plus sombres.
***Les lois célestes sont implacables: un ange doit se faire plus petit, plus léger, plus inaudible qu'un souffle, qu'un murmure, qu'un soupir. Toute volonté de se révéler à son protégé est prohibée. Le gardien doit passer inaperçu, invisible parmi les mortels. Aucune sensibilité n'est permise, tout sentiment doit tomber dans l'oubli. Si des liens se créent, ils doivent irrémédiablement être brisés.


***Hélas, Gabriel ne peut se résoudre à mettre fin à une émotion si douce. Ce serait comme perdre une partie de lui-même. Pourtant, une seconde fois il tente de refouler ses sentiments... sans succès. L'ange finit par se laisser dominer sans efforts. Comment résister à ce que l'on souhaite si ardemment?
***Néanmoins si les cieux sont incapables d'interdire aux anges d'aimer, tout être de lumière se plie à la première règle: quiconque se révèle à sa protégée lui offre sa perte assurée. L'assistance divine lui est reprise. Si l'ange faute, il précipite l'innocente dans les bras de la Mort. Cette seule perspective fait fléchir tous les hasardeux. Telle est l'impitoyable loi du Ciel.

***Or, lorsque l'ange prend conscience de la triste réalité, il est trop tard: l'amour a déjà pénétré tout son être et est ancré si profondément en lui qu'il est impossible de le déloger. Quant bien même on le chasse, il repart à l'assaut. Pour la première fois, Gabriel entrevoit le début de son calvaire. Peu à peu, il découvre l'autre visage de la passion, cruel et noir, et goûte à l'amertume de la déception. Gabriel comprend qu'il aime en toute perte. A quoi sert son amour s'il ne peut être partagé? Lentement, il sombre dans un univers lugubre et hostile dans lequel on lui fait miroiter un bonheur auquel il ne peut aspirer. Et lorsqu'une étreinte nouvelle se resserre sur sa gorge, il suffoque, il sait qu'il est perdu. Cet étau, c'est le désespoir.


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# Posté le lundi 19 mai 2008 16:09

Modifié le vendredi 30 mai 2008 15:49

Radioblog ne marche plus... qu'importe, j'ai repris courage. On fera avec ou sans musique, selon. J'ai la plume qui me démange. Ca prolifère, ça se bouscule dans mon esprit. A nouveau cette excitation qui me prend tout le corps. S'il y a un Dieu de l'inspiration, je veux bien y croire. J'ai une explosion de sentiments à vous faire partager, soyez patients.______________________________________________________________________________

Radioblog ne marche plus... qu'importe, j'ai repris courage. On fera avec ou sans musique, selon. J'ai la plume qui me démange. Ca prolifère, ça se bouscule dans mon esprit. A nouveau cette excitation qui me prend tout le corps. S'il y a un Dieu de l'inspiration, je veux bien y croire. J'ai une explosion de sentiments à vous faire partager, soyez patients.______________________________________________________________________________
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Timeless
Kate Havnevik

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LA TOURMENTE BLANCHE
PARTIE II


***Gabriel se trouble, il s'interroge. Son regard a changé. La jeune fille a pris des formes qui l'affirment dans sa féminité. Il connaît la pudeur. Mais quel est ce sentiment inconnu qui envahit tout son être? Quel est cet étrange mystère qui l'assaille et le ronge, ce maléfice dont-il est l'innocente victime? Quel est ce mauvais esprit qui le possède et ne veut le quitter, cet état second, cette transe dans laquelle il se noie? Il se restreint, il se freine, mais le feu qui le brûle redouble d'ardeur. Il lutte, mais la douleur, toujours plus intense, prend le dessus. Il implore le mal qui s'est emparé de lui de l'affranchir. Rien n'y fait. La douleur persiste. Alors Gabriel faillit, et dans un instant de faiblesse fatidique, il s'abandonne au mal qui le domine.
***Quel soulagement, soudain! Quelle délivrance! Le n½ud qu'il s'efforçait de maintenir serré se libère et avec lui, s'installe la plénitude. Alors seulement on lui souffle à l'oreille l'origine de sa tourmente: C'est l'Amour. Gabriel aime. Et dans sa confusion, il a pris cet amour pour un mal inconnu, un énigmatique intrus. Tout ce qui est étranger fait peur. Aussi a-t-il pris peur de ce sentiment encore vierge et inexploré.
***Le c½ur instruit, Gabriel découvre peu à peu le véritable sens d'aimer. Car plus qu'une affection profonde, c'est bel et bien un véritable amour naissant qui s'est embrasé en lui, et ne demande qu'à mûrir. Aussi fragile, aussi sensible, aussi pure qu'une fleur sauvage qui s'ouvre, qui s'offre tout entière au monde, sa passion s'éveille. Elle se dévoile, se découvre, se dénude. L'ange se sent pour la première fois vulnérable. Il espère, il désir... il craint.
***Comme atteint d'une excitation nouvelle, il s'adresse au ciel en ces termes:

***"A vous, créateur de mon être, de mon âme, et de mon esprit, vous à la bonté infinie, permettez-moi de poser les yeux sur la perfection même. Oserais-je vous demander ma liberté de c½ur? M'est-il permis de désirer l'indésirable? Vous qui prêchez la miséricorde et le pardon, vous qui récompensez le juste, qui protégez le faible et nourrissez l'affamé, puissiez-vous m'accorder les prédispositions à aimer! Que ne ferais-je pour m'attirer votre aide secourable, votre accord décisif! Comprenez la détresse d'un enfant en proie au plus violent des tourments! Délestez-le d'un poids trop lourd à porter, consentez à ce qu'il puisse partager sa charge! C'est humble et sincère que je m'incline devant votre clémence et vous implore d'exaucer cette faveur que je sais insolente. Mais ne vous méprenez pas sur mon compte, ne croyez pas qu'il s'agisse là d'un simple caprice. Je sais la grandeur de ma bêtise, mais si vous avez encore quelque affection pour moi, je vous supplie de reconsidérer ma demande sous un jour plus favorable. Est-elle si insensée au point que vous vous soyez détourné de moi? Ne mériterais-je donc plus vos égards? Mon affront ma-t-il fait perdre ma place auprès de vous? Je me surprends pourtant à espérer que vous vous rangerez à mes aspirations."

***Mais les cieux demeurent muets. La prière n'est pas entendue. Conscient d'avoir bravé l'interdit, l'ange voit en ce silence le prix de son insolence. Alors commence pour lui un périple douloureux sur les sentiers d'une désolation profonde.

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# Posté le mardi 13 mai 2008 10:00

Modifié le mercredi 28 mai 2008 10:39

J'ai trouvé une alternative au nutella: La crème fraîche. C'est beaucoup plus doux, moins sucré, et ça t'arrache pas la gorge au bout de la dixième cuillère ^^______________________________________________________________________________

J'ai trouvé une alternative au nutella: La crème fraîche. C'est beaucoup plus doux, moins sucré, et ça t'arrache pas la gorge au bout de la dixième cuillère ^^______________________________________________________________________________
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Danny Elfmann
Ice Dance

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LA TOURMENTE BLANCHE
PARTIE I



***C'est à la fois dans le c½ur, et dans le ventre d'une femme que tout s'enclenche. Dans la salle d'accouchement d'un hôpital, deux êtres voient le jour. L'un est rattaché au ciel, l'autre, à la terre. L'un est fait d'amour et de lumière, l'autre de sang et de chair. Le premier ne vit que pour le second, le dernier n'a pas conscience du premier.
***L'enfant que délivre le ventre maternel, l'enfant de la terre, est une fille. Elle s'appellera Leïla. Leïla, la nuit, l'amour pur. Celui qu'engendre le Ciel est un ange. Il se nomme Gabriel. Gabriel, la force de Dieu.

***Ainsi, tout juste né, Gabriel devient gardien de Leïla. Ils grandissent ensemble, dans l'insouciance du jeune âge, profitant des jours heureux que leur réserve l'enfance, mordant à pleines dents dans les plaisirs que leur offre la vie. Et les années veillent, amusées, sur ces êtres, tout baigné d'innocence, encore emprunts de chaleur maternelle.
***Mais bientôt, entre les deux enfants, s'installe une relation aussi complexe qu'admirable. L'être de lumière lui voue une affection tendre et profonde qu'elle ne peut lui rendre car elle ignore son existence. Mais peu lui importe. Il ne demande qu'à rester auprès d'elle, qu'à la rendre heureuse. Sa santé, sa vitalité, son bien-être suffisent à le contenter. Il ne souhaite rien d'autre, ni plus ni moins que de la combler.
***Devant ce brusque élan de sentiments, l'avertissement du Plus Haut ne se fait pas attendre:

***"Garde-toi bien de t'en attacher, tu te perdrais aussitôt. Si tu t'obstine à dépasser tes fonctions, tu cours à ta perte. Epargne-toi des souffrances inutiles, un futur douloureux. Ne te laisse pas guidé par tes désirs, si ce n'est celui de la protéger. Privilégie tes devoirs au détriment de ton bonheur, et tu ne connaîtras pas ce que les hommes appellent la déception et le désespoir".

***Mais l'ange fait abstraction de la mise en garde et alors que la vie poursuit son cours, il tisse des liens de plus en plus étroits avec sa protégée. Et ainsi se déroule son quotidien: Il est son ombre, son double, sa moitié. Il surgit lorsque vient le danger. Il lui consacre tout son temps, au point de s'oublier lui-même. Ses pas se calquent sur les siens. Jour et nuit, il s'acharne à sa tâche. Sans relâche, sans regrets, il efface ses peines, sa tristesse, son abattement. Il se dévoue corps et âme pour elle. Il n'en tire aucune reconnaissance, se plaint-il seulement? Sa mission n'inclut pas la gratitude: comment éprouver un tel sentiment pour quelqu'un que l'on ne peut voir, ni entendre, ni même toucher? Donner sans recevoir, tels sont ses attributions. C'est sa vie avant la sienne. Sa récompense, c'est son bonheur.
***A deux, ils ne sont plus qu'un. Il partage toutes ses humeurs: sa joie le rend heureux, sa peine l'attriste. Aussi, lorsque vient la période de l'adolescence et tous les changements qu'elle entraîne, l'ange perd ses repères. Trop d'émotions contraires s'affrontent, à profusion, dans son esprit. La fillette est devenue jeune fille. De huit ans, elle est passée à seize. Mais cette métamorphose, pour l'ange, n'a duré qu'une seconde. Hier encore, elle était si jeune, si innocente. Mais à présent...La voilà presque femme.

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# Posté le mardi 12 février 2008 14:30

Modifié le mercredi 28 mai 2008 10:35

A vrai dire, c'est plus une mise à plat qu'autre chose, l'histoire d'un presque dernier souffle. Etrangement, l'oxygène, je l'ai retrouvé après avoir inscrit le dernier mot. C'est le premier texte que j'ai vécu intensément, au fil de la plume, mais que je n'ai vécu qu'une fois. J'ai beau le relire, encore et encore, je ne ressens plus que de la plénitude...______________________________________________________________________________

A vrai dire, c'est plus une mise à plat qu'autre chose, l'histoire d'un presque dernier souffle. Etrangement, l'oxygène, je l'ai retrouvé après avoir inscrit le dernier mot. C'est le premier texte que j'ai vécu intensément, au fil de la plume, mais que je n'ai vécu qu'une fois. J'ai beau le relire, encore et encore, je ne ressens plus que de la plénitude...______________________________________________________________________________
Dario Marianelli
Elegy for Dunkirk (The Atonement OST)

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(Laissez charger un peu la vidéo,
puis remettez le lecteur
au début avant de lire le texte)




COEUR QUI BALANCE
PART II

***Maman, j'ai la gorge pleine de larmes, pleine de tout ce que je n'ai pas pu verser. Mes yeux n'accrochent que la détresse. Mes sentiments demeurent éparses, je n'ai plus de besoins. Je n'ai plus qu'une sensation, à fleur de peau, celle de tout arrêter...
***Erwan tourna la tête vers son lit. Sa couette était partiellement remontée jusqu'à l'oreiller. Au-dessus, reposait une épaisse corde qu'il saisit sans empressement avant de monter sur sa chaise. Puis, l'ayant passé autour de la poutre, il la noua avec application.
***Maman...la solitude, le manque d'affection...Ces bras inexistants, cette chaleur qui s'évapore... Ce sentiment permanent d'indifférence, cette incapacité à croire en l'amour...
***Erwan respira à fond. Sans appréhension, il passa le cou dans l'ouverture que lui offrait la corde et coulissa le n½ud. Le plus dur restait à faire. Son c½ur battait à tout rompre. Il ne fallait pas y penser, juste le faire.
***Maman... Quand tu as perdu toutes saveurs, quand tout s'effondre autour de toi, que tout s'obstrue si bien que tout espoir de bonheur s'évanouit... Il suffit d'un pas. Un pas à franchir. Un pas énorme...Insurmontable. Et pourtant. Je l'ai franchi.
***D'un geste brusque, il repoussa du pied la chaise qui alla s'écrouler au sol un peu plus loin. Aussitôt, la pression qui s'exerça sur sa gorge le fit suffoquer. La corde lui rentrait dans la chair et lui broyait l'oesophage. Erwan porta les mains à son cou. Ses jambes se balançaient désespérément dans le vide. Les yeux exorbités, la langue sortie, qui crachait nerveusement des filets de baves, il manquait d'oxygène, son corps était secoué de soubresauts. Le visage, livide, vira au bleu, tandis qu'il s'étouffait avec l'écume qui moussait abondamment. La trachée, bouchée, ne parvenait plus à faire d'appels d'air. Les battements de son c½ur se faisaient plus rapides, les poumons, compressés dans sa poitrine, semblaient sur le point d'imploser à tout moment.
***Maman... c'est en ingrat que je t'écris ces lignes. Tu ne comprendras pas... peut-être jamais. Tu m'as nourri au sein, tu m'as donné la vie... tu refuseras que je la reprenne.
***Enfin, les battements de son c½ur ralentissaient la cadence, se faisaient plus faibles, inaudibles. Son corps ralentissait ses convulsions. Ses paupières se fermaient... En bas, on pouvait entendre le bruit de la clef qui tournait dans la serrure.
***Maman... je ne suis pas assez fort. Quand bien même je voudrais tout arrêter... l'esprit a cédé au corps. Ma volonté n'est plus que mécanique. J'entrevois l'issue, à présent, seule importe la fin.
***- Erwan!!! Oh mon Dieu, NON!! Erwan!! ERWAN!!!!
***Maman... ne sois pas triste. J'ai fait un choix. Je suis l'unique responsable, le seul fautif. Et j'en assumerais les conséquences. Je sais que je te demande l'impossible, mais Maman...
***La mère avait détaché son fils. Allongé à même le sol, sa tête plongé entre ses seins, enserrée par les bras maternels, elle le berçait. Erwan pleurait.
***- Idiot, begaya-t-elle. Pauvre idiot...
***Maman... pardonne-moi.





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# Posté le jeudi 07 février 2008 01:42

Modifié le samedi 16 février 2008 14:22

Non, ce n'est pas l'exorcisme d'Emily Rose, juste celui d'un écrivain tourmenté. Attention: Texte noir. Âme sensible, s'abstenir. Dans les faits, ce n'est pas autobiographique ^^______________________________________________________________________________

Non, ce n'est pas l'exorcisme d'Emily Rose, juste celui d'un écrivain tourmenté. Attention: Texte noir. Âme sensible, s'abstenir. Dans les faits, ce n'est pas autobiographique ^^______________________________________________________________________________
Aaron, Lili (Thank you Sofie) ♥ ♫ ☆


COEUR QUI BALANCE
PART I

***Maman,
***Ma chère Maman,

***La lettre était sagement posée au bord de la table, dans la cuisine, pliée en trois, sur la toile cirée qui arborait des fleurs pastel, au milieu d'un paysage aux tons fades.
***Ma tendre Maman.
***Erwan était dans sa chambre, près de la fenêtre. Le sol qui d'ordinaire disparaissait sous un désordre quotidien, avait été dégagé à la va-vite. En témoignait un monticule d'affaires diverses entassées dans un coin.
***Je ne doutes pas de ta surprise lorsque tu parcourras ces lignes. Tu auras de la peine, et j'en suis désolé. Mais si j'ai pris soin de te laisser dans l'ignorance, c'est parce que je t'aime trop pour t'impliquer dans mes problèmes. Aussi parce que je suis trop fier pour accepter ne serait ce qu'une once de compassion, que j'ai trop peur que le juge supplante le sein maternel.
***Le jeune homme regardait distraitement par la fenêtre, le regard creux. D'une main lente, il baissait les stores, plongeant la pièce dans la pénombre, que seule une faible lumière qui parvenait encore à filtrer, éclairait encore par endroits.
***Maman, je vais te décevoir. Une dernière fois. Ne trembles pas. Je sais que tu t'affoles, que ton c½ur s'emballe. Je ne peux pas te rassurer... seulement te préparer.
***Il alla fermer la porte, sans la verrouiller, et retourna se placer près de son bureau.
***Maman... On m'a fait du mal, involontairement. Oh, j'ai des amis... qui ont besoin de moi. Mais Maman... Je suis un pilier bien fragile. On se confie à moi, mais mes peines...on ne les écoute pas. Maman... j'ai renoncé à la parole. Je me tais... je souris. Et pourtant, l'oreille est le chemin du c½ur...
***Erwan leva la tête et parcourut le plafond des yeux. Même dans l'obscurité, il pouvait deviner son blanc immaculé. Au centre, à la place habituelle de la lampe, il ne restait plus que la douille, qui pendait au milieu de la poutre.
***Maman... Je suis seul, complètement seul... complètement perdu. Je suis un vide de tendresse, je ne suis plus qu'un monceaux de plaies, une chair à vif qui crie, qui implore qu'on l'aime. Mon c½ur... mon c½ur reste tiraillé, déchiré... lacéré. Déjà, il n'est plus, il a perdu tout son sens.
***Le jeune homme saisit la chaise qui ornait son bureau, et la plaça avec soin au centre de la pièce. Il vérifia bien qu'elle n'était pas bancale. Non, elle ne bougeait pas d'un millimètre.


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# Posté le mercredi 06 février 2008 16:26

Modifié le mardi 27 mai 2008 09:23