Grand retour de Soudain-L'Orage qui pour la rentrée change de coupe!! Avec en Prime, une nouvelle tout en rouge pour un concours où malheureusement elle n'a pas été retenue. Enfin, on avance, les échecs ne font que me renforcer. Je vous nomme donc nouveau jury, à vous de décider si elle vous plait... ou pas.______________________________________________________________________________

Grand retour de Soudain-L'Orage qui pour la rentrée change de coupe!! Avec en Prime, une nouvelle tout en  rouge pour un concours où malheureusement elle n'a pas été retenue. Enfin, on avance, les échecs ne font que me renforcer. Je vous nomme donc nouveau jury, à vous de décider si elle vous plait... ou pas.______________________________________________________________________________
Comptine d'un autre été
Yann Tiersen

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TROIS SONGES POURPRES
POUR UN SOUPIR
PARTIE I


***Il vient de récupérer son c½ur, en lambeaux. Mais rien n'est plus important. Les affaires de sentiment, c'est d'un banal, d'un pathétique. Lui qui voulait paraître original, il est tombé en plein dedans. Il n'admettra jamais sa souffrance, trop de fierté, peut-être, pour accepter l'idée même qu'il ait pu éprouver une once de chaleur pour elle. Les peines de c½ur, il suffit de les prendre avec humour pour qu'elles s'évaporent.
***C'est une belle fin d'après-midi, une après-midi de mars. Mars, aux sentiments violents, que seul les tendres bras de Vénus pouvaient adoucir. Il est adossé au mur, sur la couche que recouvre une couette lie de vin. A travers les stores, une chaude lumière s'épanche sur un parquet acajou et fait la chasse aux ombres. Au dehors, le soleil finit de lustrer les briques des toits et cheminées, et entame sa lente retraite, marquée par un sillon aux nuances de rose saumon. Il fait beau. Il préfère penser à l'intérieur. La nuit dernière, il avait rêvé d'un après-midi semblable. Il n'était pas seul. Il y avait cette fille qu'il avait oubliée. Ils étaient jeunes, à l'époque. Elle était partie, ils s'écrivaient souvent. Et puis ils avaient perdu les mots pour finir par se perdre de vue.

***Elle n'avait pas beaucoup changé, peut-être un peu mûri. Ce n'était que le vague produit d'un souvenir qui tendait à s'effacer. Elle était jolie dans sa robe de lin pourpre à pois blancs. C'était l'été, il faisait chaud. Avec ses grands yeux noirs, on aurait dit une souris des champs. Sa bouche cerise s'était figée dans une éternelle moue rieuse. Elle avait quitté ses talons vermeils pour entrer dans le champ de coquelicots. A vrai dire, c'était plutôt des pavots qui dodelinaient docilement, sous les impulsions d'un vent léger. Et elle courrait en riant, ses chaussures vernies à la main, ses boucles brunes qui lui mangeaient le visage à chaque fois qu'elle se retournait pour le regarder. Lui souriait, les mains dans les poches, un peu gauche, avant de courir la rejoindre. Là, ils s'allongeaient au milieu des fleurs, et retrouvaient leur complicité d'autrefois, à jouer avec les coccinelles, les envoyer vers Dieu, observer les gendarmes et les papillons aux ailes safrans. Il la contemplait, avec ce regard qu'il savait intense, juste pour voir ses joues prendre une teinte pivoine. Sa pudeur lui faisait baisser les yeux. Il affichait un air triomphant, puis ils éclataient de rire. Alors ensemble, ils déshabillaient le ciel qui effilochait ses blessures, laissant derrière lui de longues traînées ensanglantées. Puis ils fermaient les yeux et s'enivraient du parfum des fraises sauvages.

***Sur son lit, il secoue la tête. Il n'aime pas les clichés et son rêve en est un. Trop idéalisé... et d'un ridicule: elle n'a jamais eu les cheveux bouclés, ils n'ont jamais batifolé parmi les pavots... Il n'a jamais été amoureux d'elle. Et pourtant... elle lui manque.


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# Posté le dimanche 28 septembre 2008 11:37

Modifié le jeudi 13 novembre 2008 17:09

Dernier coup de pinceau sur le tableau, dernier froissement des poils qui brossent la toile. C'est fini. Bonne vacances à tous et toutes, félicitation aux bacheliers. Quant à moi, je fais une pause que je me réserve le droit de briser à tout moment. Dans le cas contraire, bonnes vacances, et à la rentrée!!______________________________________________________________________________

Dernier coup de pinceau sur le tableau, dernier froissement des poils qui brossent la toile. C'est fini. Bonne vacances à tous et toutes, félicitation aux bacheliers. Quant à moi, je fais une pause que je me réserve le droit de briser à tout moment. Dans le cas contraire, bonnes vacances, et à la rentrée!!______________________________________________________________________________
Chanson d'ami
Zazie

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LA TOURMENTE BLANCHE
PARTIE VII(FIN)


***Le temps s'effile, Gabriel poursuit son rôle et s'enferme dans une contemplation passive de l'être aimé: lorsqu'elle se rend au parc, il l'observe jouer rêveusement avec ses cheveux, perché sur une branche, tandis qu'il caresse d'un air absent l'écorce de l'arbre. Parfois, lorsqu'elle souligne ses grands yeux verts d'un trait azur, il se fond dans le miroir et semble vouloir étreindre son reflet. A l'étude, il s'assoie sur le rebord de la fenêtre, et s'imagine traverser la vitre, planant au milieu des feuilles qui bientôt, se teindront de cuivre.
***L'été est là, mais dans les rues, les cités, il fait froid. Gabriel n'existe plus qu'à travers la douleur qui le transcende. Ils marchent, parmi la foule désordonnée qui évolue sur les trottoirs. Les voilà anonymes, perdus, fondus dans une masse où évoluent les masques les plus effrayants. Gabriel ne pense plus, sa tête est creuse, son c½ur est vide. Toutes ces questions qui lui ôtaient le sommeil, hantaient ses songes, torturaient ses entrailles, ne sont plus. Elles ont fui, abandonnant leur proie à des puissances plus noires encore. Gabriel ne parle plus, la parole s'est tue en même temps que l'espoir. Ces mots, que baignait la passion, n'ont pu émouvoir ni la terre, ni les cieux. A quoi bon les garder, à quoi bon les retenir, les préserver, puisqu'ils ne satisferont plus que lui-même. Et son égoïsme ne remplacera jamais ce qu'il a perdu. Les voilà qui s'envolent, de nouveau emprunts de cette liberté qu'on leur a enfin rendu.

***Leïla s'est démarquée de la foule qui continue de glisser librement sur les trottoirs. Pensive, les yeux et le c½ur perdus dans la musique qui inonde ses oreilles, elle s'engage sur le passage clouté. Il ne voit pas tout de suite la voiture qui déboule à l'embouchure de la chaussée et qui, emportée par son élan, ne parvient à réfréner son ardeur. Lorsque enfin il l'aperçoit, il est trop tard. Pétrifié, il voit l'engin se ruer sur la jeune fille qui ne pousse qu'un cri. Il est trop tard pour l'arrêter.
***Soudain une lumière. Tout se fige. L'ange a rejoint la chaussée. Avec une infinie douceur, ses mains rencontrent le dos de la jeune fille et la pousse vers le trottoir. Une pression, une seule, unique, une caresse volée. Et dans ce dernier geste de tendresse, il déverse tout son amour. Cet amour qui enfin, a trouvé son accomplissement. Comme dans un rêve qui voit sa fin approcher, ses doigts quittent le contact de sa peau, encore tout emprunt de sa chaleur.
***Le choc, violent, sous l'effet de la vitesse, produit un son effrayant. La voiture percute le corps qui roule et s'en va racler le macadam sur plusieurs mètres. Il gît au sol, ses membres déchirés, meurtris, inanimés. Ses tempes, sa poitrine, les commissures de sa bouche, laissent s'écouler des traînées abondantes d'un liquide rouge, poisseux qui colle à ses plumes, ses cheveux. Sa peau, brûlée, arrachée, laisse deviner par endroits la blancheur de ses os brisés. Gabriel ne dit pas un mot. Les anges, d'ordinaire, ne saignent pas.

***Aussitôt, on accourt, on s'affaire vers la carriole dont le conducteur sort encore tout sonné. On observe l'impacte du pare-brise, ces traînées de sang qui viennent d'on ne sait où car Leïla est indemne. On s'enquiert auprès d'elle, elle est sous le choc... mais sauve. Gabriel reste invisible, aux yeux de tous. Personne ne le voit partir.
***Le ciel est gris, il pleut. Et Gabriel pleure, purifie ce corps souillé, broyé, cette poitrine ouverte, qui n'est plus qu'un amas de plaies béantes, mêle ses larmes au sang, ce sang donné pour une vie. Dans un dernier élan de tendresse, il étend sa main vers elle, et il lui semble effleurer sa joue, sentir une dernière fois la fraîcheur de son visage au bout de ses doigts. Il a choisi, il ne retiendra pas la vie qui s'enfuit. Et tandis que, le sourire bercé par les larmes, son corps se soulève, s'alanguit une ultime fois, l'ange expire. Et il s'efface, s'évanouit, comme gommé du paysage, ses restes s'éparpillent, dispersés à tous vents.
***Il neige. En plein été. On demeure perplexe, face à l'étrangeté des évènements, les caprices du temps... Leïla étend la main pour cueillir la neige qui s'épanche autour d'eux. Elle avait cru apercevoir une faible lumière, alors qu'on la poussait sur le trottoir. Et ce contact sur sa peau, si tendre, si doux, si chaud ... L'a-t-elle rêvé? Probablement... Au creux de sa paume, les cristaux de glace viennent se lover pour expirer, déshabillant ces quelques larmes prisonnières tout en fondant. Ses doigts se referment doucement sur ce fragile cadeau. Puis, sans plus se soucier de sa frayeur, elle poursuit son chemin, sans remarquer la plume qui s'est accrochée au pan de son sac...


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# Posté le lundi 07 juillet 2008 11:12

Modifié le samedi 27 septembre 2008 14:12

Le périple de Gabriel et Leïla se poursuit et touche bientôt à sa fin... Un grand "Merde" à tous ceux qui passent le bac et autres exams en ce moment. En attendant, le dénouement approche.______________________________________________________________________________

Le périple de Gabriel et Leïla se poursuit et touche bientôt à sa fin... Un grand "Merde" à tous ceux qui passent le bac et autres exams en ce moment. En attendant, le dénouement approche.______________________________________________________________________________
Lovers
Kathleen Battle

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LA TOURMENTE BLANCHE
PARTIE VI




***Gabriel regagne la chambre. Adossé contre le mur, il contemple encore quelques instants la jeune fille assoupie. Puis il se laisse doucement glisser au sol. Il ramène ses genoux sur sa poitrine, les entoure de ses bras, enfouie sa tête dans sa robe et laisse ses yeux verser quelques larmes silencieuses. A quoi bon retenir sa peine si c'est pour qu'elle enfle toujours d'avantage? Les larmes évacuent la tristesse et dissolvent le chagrin.
***Peu à peu, l'ange se calme, s'apaise. Lentement, ses ailes se déploient puis l'entourent, l'enveloppent d'un sein maternel. Plus serein, il ferme les yeux. Mais le sommeil ne vient pas. En Gabriel, petit à petit, une tempête se lève. Les uns après les autres, ses sentiments se déchaînent. Et c'est l'Amour qui submerge la Frustration, l'Oublie qui englouti le Doute, l'Angoisse qui percute l'Envie. Furieux, le Désir se déverse à flots sur la Déception, la Peur se brise sur la Culpabilité. Le c½ur chavire. Tantôt c'est la Folie qui coule, tantôt c'est le Courage qui se noie. Alors que la Passion balaye la Lâcheté, l'Ardeur emporte le Regret, et le Chagrin s'accroche à l'Amertume. La Foi s'échoue, la Tristesse sombre, l'Espoir fait naufrage.

***Gabriel se débat, s'agite, s'empêtre dans cette bataille du c½ur qu'il sait perdue d'avance. Mais la lutte reste inégale. Pour la troisième fois, il repousse cet Amour qui l'assaille, pour la dernière fois, il laisse tomber les armes. Lassé par cette situation qui demeure inchangée, ce cercle où il ne cesse d'errer indéfiniment, l'ange croit alors entrevoir une pâle issue se dessiner. Sans hésiter, il s'y précipite...C'est l'indifférence qu'il accueille entre ses bras.
***Hélas, ce choix cruel, substitution à l'abstinence n'écarte en rien les imprévus du hasard. Cette éphémère alternative ne dure qu'un temps: privée de la protection de l'ange, Leïla tombe malade et reste alitée. La fièvre monte et ne veut plus redescendre. Jours après jours, ses traits se creusent, son teint pâlit. La jeune fille est prise de violents tremblements et vomit tout ce qu'elle mange. Il ne faut pas longtemps pour qu'une mauvaise toux lui attrape la gorge. Toutes ses défenses semblent être en suspend, et les efforts des praticiens demeurent inefficaces. Délaissée, vulnérable, livrée à elle-même, la jeune fille est en train de mourir.


***Pris de panique, Gabriel comprend sa véritable punition: c'est elle qui paye le prix de sa faute, elle, l'origine du mal qui s'est éveillé en lui. On veut lui arracher sa vie, on veut lui enlever Leïla! L'ange maudit sa négligence. Il crie son trop long silence, il hurle, se meurtrit la poitrine et veut s'arracher le c½ur. Pourquoi un si grand bien fait-il si mal? Pourquoi cet acharnement? Qu'on l'achève, qu'on le brise, qu'on le tue! Mais par pitié! Qu'elle vive...
***Alors, pendant la nuit, lorsque l'eau s'endort et que le ciel s'éteint, Gabriel veille, il chasse, il repousse la maladie. Et celle-ci revient à l'assaut, toujours plus grande, toujours plus noire... toujours plus forte. Inlassablement, l'ange frappe, assène, immanquablement, le mal rend coup pour coup. Ne pouvant que constater l'inefficacité de ses efforts, il accueille le mal en lui. Lentement, alors que la jeune fille reprend des couleurs, l'ange pâlit. Les maux investissent son corps qui devient réceptacle. Gabriel faiblit, il tremble, sa vision se trouble sous l'effet de la fièvre. Mais alors que la nuit finit de mourir, Leïla est sauve.

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# Posté le lundi 16 juin 2008 12:35

Modifié le lundi 16 juin 2008 13:21

Entre ombres et lumières... Qui prendra le dessus? Merci à tous ceux et celles qui suivent encore cette aventure. Aventure qui touche bientôt à sa fin.______________________________________________________________________________

Entre ombres et lumières... Qui prendra le dessus? Merci à tous ceux et celles qui suivent encore cette aventure. Aventure qui touche bientôt à sa fin.______________________________________________________________________________
Lonely
Yael Naim

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LA TOURMENTE BLANCHE
PARTIE V


***Soudain, le bras s'arrête, tout se fige: L'ange a suspendu son geste. Non, il ne peut pas. Le temps d'un instant, l'illusion d'un possible bonheur s'estompe, et toute idée d'espoir s'évanouit. Gabriel déglutit avec difficulté. Il a la gorge entravée par une boule oppressante. Une étreinte enserre son c½ur endolori. Et la douleur, la souffrance qui assombrit ses traits le rend incroyablement beau. L'ange ferme les yeux, assailli par un flot de larmes qu'il écoule en silence et qui viennent mourir sur ses joues.
***Alors il s'envole, à travers la fenêtre de la chambre restée ouverte, et disparaît, happé par les ténèbres d'un soir aussi noir que son désespoir. Eternel mélancolique, il se laisse guidé au gré du vent, une légère brise glissant sur ses ailes déployées. Son esprit tourmenté y apprécie la fraîcheur et le calme de la nuit. Tel un fantôme, l'ange s'assoit sur une étoile et se met à converser avec les astres.

***" Hélas! se lamentait-il. Etais-je donc prédestiné à un si funeste apprentissage? Et ma seule faute est-elle d'aimer? Suis-je éternellement condamné à souffrir de mon insolence? Ne pourrais-je aspirer à un quelconque bonheur? Réduit à n'être plus que l'ombre de moi-même, prostré, impuissant, inapte à assouvir mes insatisfactions, si proche de l'objet de mes convoitises, et pourtant trop éloigné pour l'atteindre... Mon c½ur désire s'ouvrir, mais mes yeux se ferment, ma bouche voudrait sourire, et c'est un soupir qui germe, mon corps vers le sien aspire, mais mon âme le freine. Je me consume, je m'éteins... Je me meurs. Peut-être suis-je trop aveugle pour mesurer la folie de mon entreprise? Ah! Puisse la volonté divine ne jamais nous avoir lié! Puisse-t-elle m'avoir créé simple mortel! Et maudit soit le mauvais génie qui insuffla en moi ces sentiments coupables! N'existe-t-il aucun remède qui annihile ce poison subtil qui à flots se déverse et se distille? Mon âme se disperse à tous vents, mes émotions se dissèquent, mon c½ur se dessèche. Finirais-je donc ma vie, la solitude pour seule amie? Serait-ce trop ingrat de me déclarer victime du hasard, martyre de l'injustice? Qui n'a jamais désiré une compagne? Adam avait bien Eve, Roméo avait Juliette, et Tristan avait Iseult. Les anges devraient faire exception? Comment m'interdire d'aimer le plus aimable? Puni pour avoir goûté au fruit défendu... Et quel fruit! Je suis l'ami de tous... Mais personne n'est le mien...Méritais-je ce supplice tantalien? Mon Père, pardonnez-moi. Car je ne puis me résoudre ni à l'abstinence ni à l'abnégation. Aussi, s'il vous reste quelques pitiés pour moi, je vous en conjure, délivrez-moi! Rappelez-moi auprès de vous!

***L'ange prononce ainsi ses derniers mots. Ses paroles se font muettes et n'atteignent plus personne. Sa douleur l'enferme dans un mutisme qu'il ne brisera jamais. Tel un acide qui le ronge de l'intérieur, son amertume lui annonce le début d'une lente agonie.

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# Posté le vendredi 06 juin 2008 13:24

Modifié le vendredi 06 juin 2008 15:18

La scène que je préfère... Vous croyez aux malédictions? J'ai cru que je ne pourrais jamais poster la suite. Et ces cernes qui ne disparaissent pas...N'oubliez pas que les liens musiques sont là pour accompagner la lecture.______________________________________________________________________________

La scène que je préfère... Vous croyez aux malédictions? J'ai cru que je ne pourrais jamais poster la suite. Et ces cernes qui ne disparaissent pas...N'oubliez pas que les liens musiques sont là pour accompagner la lecture.______________________________________________________________________________
Tooi Hi no Kizuato
Takumi Masanori

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LA TOURMENTE BLANCHE
PARTIE IV


***Un soir que la jeune fille s'est endormie, l'ange s'assoit sur le bord du lit, aussi léger que l'air. La pièce n'est éclairée que par la seule lueur de la lampe de chevet qui fait danser les ombres sur le mur, et par la lumière qui émane de l'être protecteur. Celle-ci dégage une douce chaleur si empreinte d'amour qu'elle ferait fondre les c½urs les plus durs.

***La présence de Gabriel, imperceptible, offre à la chambre un côté rassurant. L'ange, le visage tourné vers la tête de lit, contemple la jeune fille endormie, sa jambe gauche ramenée sur sa jambe droite, ses ailes lisses et blanches repliées sur le côté. Ses longs cheveux blonds, ondulés, tombent en cascade sur ses épaules, sa robe immaculée suit la courbe de ses membres et s'arrête sur ses jambes, dévoilant ses pieds nus. Ses traits sont fins et réguliers, sa bouche est fraîche et tendre, ses yeux, doux et brillants. Il reste encore sur son visage quelques vestiges d'une innocence récemment perdue que vient à présent combler un profond chagrin. L'être tout entier incarne la pureté parfaite. Mais c'est un regard empli de tristesse qu'il porte à son aimée.
***Leïla est assoupie, la tête reposée sur le côté droit. Elle tient encore dans sa main le livre qu'elle lisait avant de plonger dans les bras de Morphée. La jeune fille semble épanouie, sereine, les épaules relâchées. Ses longs cheveux bruns tombent en désordre sur son oreiller. Les draps, relevés jusqu'au ventre, épousent parfaitement ses formes. Ses membres fatigués se soulèvent au rythme de sa respiration. Son souffle régulier qu'accompagnent les mouvements de son corps lui confère une certaine sensualité. Ses lèvres, rouges et humides, laissent échapper de temps à autre un léger soupir, son teint de pêche devine une peau au toucher velours, sa chemise de flanelle découvre son cou nu.


***Un désir charnel s'embrase subitement en Gabriel. Son c½ur s'emballe tandis que ses mains, posées sur ses genoux, se crispent. L'ange est traversé de mille pensées. Son regard n'est plus que caresses. Il s'imagine sa main frôlant sa joue, le contact de ses doigts sur sa peau, la pression de ses lèvres sur les siennes, la chaleur de ses baisers, son souffle courir sur son cou, l'odeur enivrante de son parfum, l'étreinte de ses bras, leurs corps unis et enlacés...
***Le geste a suivi la pensée: Inconsciemment, il a étendu sa main vers son visage. Lentement, celle-ci s'avance. Son front est brûlant, sa peau, parcourue de frissons. Sa main tremble, hésitante, sous le coup de l'émotion, ses gestes sont maladroits. Le bout de ses doigts s'approche, s'apprête à toucher sa joue, les battements de son c½ur se font plus violent...

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# Posté le mercredi 28 mai 2008 17:25

Modifié le samedi 27 septembre 2008 14:12